Association pour la préservation de la biodiversité en Amazonie péruvienne

Intervention contre la déforestation

Biodiversité Amazonienne agit de manière concrète pour préserver la nature


Voici à titre d’exemple comment nos gardes forestiers en lien avec des dirigeants communautaires et des autorités locales se mobilisent contre l’extraction illégale de bois.


Cette action a eu lieu du 12 -15 JUIN 2009 et a été réalisée par 7 personnes : Roy Hoyos Trigoso, Directeur de l’Institut Nationale de ressources naturelles (Inrena), basé au village de Juancito sur la rivière Ucayali, 3 gardes forestiers de la CC Yanayacu-Maquia, deux dirigeants communautaires des villages de Selva Alegre, et de Florida, ainsi que de David Lopez, villageois de la communauté de Santa Lucía.

- Durée de la mission :


4 jours,

- Objet de l'intervention :


évacuation des coupeurs illégaux de bois,

- Moyen de transport utilisé :


2 barques avec moteur de 5,5 hp chacun. Le vendredi 12 juin, l'ingénieur Roy Hoyos Trigoso, (Inrena) représentant de l'état péruvien de la petite  ville de Juancito, au bord du fleuve Ucayali, à été amené par 3 de nos garde forestiers dans la zone de la concession pour faire équipe avec des représentants des villages qui se trouvent autour de la CCYM. Nous avions eu des informations qu'un groupe de personnes étaient entré avec des tronçonneuses pour couper du bois. Quelques jours avant, l’un de nos gardes forestiers avait fait la tournée de 3 villages qui se trouvent dans la « zone tampon » de la CCYM pour amener avec lui les élus  des communautés et ainsi pouvoir agir ensemble avec le représentant de l'état. Même si le lieu de l'intervention se trouvait dans la zone d'extension de la CCYM et pas à l'intérieur de notre concession, nous considérons qu’il était nécessaire de mobiliser les autorités concernées, entre autres, parce que l’abattage illégal de bois est sanctionné de 3 ans de prison ferme et d’amendes  pour dégât écologique. Sanction qui n'est presque jamais  appliquée. Ainsi, l'opération proprement dite a eu lieu le 13 et 14 juin, avec 2 barques et 7 hommes. La mission arrivant sur place a trouvé des traces du travail d’extraction du bois, mais ni hommes ni bateaux. Les exploitants clandestins de bois auraient été avertis par radio de nos déplacements et ont abandonné le site en laissant sur place une partie du bois abattu. Nous voulions que le représentant de l'état confisque le bois et le matériel. Cette fois-ci nous avons agi tardivement ; il aurait fallu arriver quelques jours avant, mais le manque de personnel et les distances ne nous ont pas permis d'agir plus vite. Biodiversité amazonienne a des limites matérielles (manque de bateaux) et humaines (nombre de garde forestiers encore insuffisant) pour affronter l’ampleur de la tâche de protection et de vigilance de l’ensemble de la concession. C’est pourquoi nous cherchons des appuis financiers pour pouvoir mener à bien cette mission indispensable.

{Néanmoins, la nouvelle de cette action s'est répandue immédiatement dans  les communautés autour de la concession. Espérons que cela freinera de plus en plus les déprédations de la forêt. Rappelons que la coupe de bois est difficile et dangereuse et qu’elle n'est jamais effectué par les marchands de bois eux-même. Ces derniers, ne font qu’embaucher les habitants des villages, qui à leur tour sont payés entre 5 et 8 euros par arbre coupé.}


[Vous voulez soutenir notre action contre la déforestation ? ->http://www.biodiversite-amazonienne.com/?article20]

Rivière Romayna : l'équipe pendant l'intervention


Sur la rivière Romayna


déforestation


Constat de déforestation mars 2006


transport de bois