Association pour la préservation de la biodiversité en Amazonie péruvienne

Contrôle et surveillance de la rivière Romayna juin 2011

Durée de la mission : 6 jours, Objet de l’intervention : contrôle et surveillance de la forêt, Moyen de transport utilisé : 1 barque avec moteur de 5,5 hp, Nombre de participants : 5 personnes (3 autorités de villages et 2 gardes forestiers) Le mercredi 17 mars, le garde principal a envoyé un autre garde jusqu’à la petite ville de Mahuizo ( à 5 heures du poste du Yanayacu) pour appeler Lima et faire suivre les dernières nouvelles. Il faut savoir que dans ces endroits reculés d’Amazonie il n’existe pas le téléphone, il n’ y a pas non plus de réseau pour les portables. Un contrôle et une surveillance s’imposaient du coté de la rivière Romayna. Depuis un certain temps, le garde forestier principal demandait du personnel et des moyens (combustible, vivres) pour faire une tournée dans un endroit précis, sauvage et riche en bois précieux de forte valeur commerciale comme le shihuahuaco (Dipteryx micrantha Harms ), ou le tornillo (Cedrelinga catenaeformis) catahua (Hura crepitans ). Mais malheureusement nous ne comptons pas avec suffisamment de moyens financiers pour mettre en place les hommes et le matériel nécessaires à une surveillance hebdomadaire de ce coin pendant la période de crue. Pendant la crue, principalement entre décembre et mars, époque où la monté des eaux est à son maximun et que la forêt amazonienne (en général) est pillée de ses ressources de faune et flore, les rivières sont utilisées comme routes, le bois est tiré jusque dans les cours d’eau pour être acheminé dans les villes. Les malheureux bûcherons mettent leur vie en danger pour ce travail pénible et toucher entre 5 € et 8 € par arbre coupé ( c’est l’entrepreneur qui s’enrichi pas les coupeurs de bois), les rivières sont remplies d’anguilles, de caïmans et de boas. L’équipe de 5 personnes doit rester 6 jours pour faire des rondes et aller plus loin dans la forêt pour déceler les éventuels bûcherons. La délimitation de la concession est respectée par les villageois de l’intérieur et extérieur de la concession, mais "los madereros" qui viennent d’ailleurs ne connaissent pas forcément l’existence de la concession. Ils disent que l’Amazonie est a tout le monde et qu’ils peuvent faire ce qu’ils veulent, comme par tout en Amazonie mais pas chez nous dans la CCYM !. A suivre...